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Luis OCANA Historique
18 fév

Luis-Jésus OCANA est né le 9 juin 1945 dans le village de PRIEGO, prés de CUENCA, en CASTILLE. Il était l’aîné d’une famille de quatre enfants. Une famille vivant très modestement dans une vieille maison entourée d’un potager. Le père, également prénommé Luis, travaillant comme cardeur de laine de moutons. En 1951 la famille quitte Priego pour s’installer à VILA, petit village du VAL d’ARAN prés de la frontière française, ou le père OCANA a trouvé un travail comme coffreur dans le bâtiment. Mais en 1957, suivant l’exemple d’un parent installé dans le Gers, la famille OCANA s’expatrie et arrive à MAGNAN (Gers) le père travaillant comme bûcheron. Luis à 12 ans. Nouveau déménagement, définitif celui là, en 1960 pour LE HOUGA ou le père obtient un travail plus lucratif à la coopérative agricole. Luis à 15 ans, il quitte l’école et rentre, comme apprenti menuisier chez un artisan (M. Ducos) à AIRE SUR ADOUR. Pendant trois ans, il fait tous les jours, et par tous les temps, le déplacement Le Houga –Aire (14 km) à vélo. Par son travail il parvient a s’acheter un modeste vélo de course et débute en compétition en 1962 (17 ans) au vélo club Aturin, remportant sa première victoire à Mimizan suivie de cinq autres succès en 3em et 4 em catégories. En 1964, passé en 2em catégories, Luis Ocana demande à entrer au Stade-Montois. Le président, Pierre Cescutti, accepte à deux conditions : 1) L’accord des dirigeants Aturins, 2) qu’il vienne vivre à Mont de Marsan. Ces conditions acceptées Pierre Cescutti lui trouve une chambre (rue Lagrange) et un travail de menuisier-ébéniste chez un ami et membre dirigeant au stade Montois, monsieur Marius Dupeyron dont l’atelier est situé rue des cordeliers juste en face du magasin de cycles, « le confessionnal » de la section Cyclisme de Bernard OCARIZ. Et c’est le début d’une belle progression et carrière sportive. En 1965, Luis est classé indépendant hors catégorie dans l’équipe Mercier d’Antonin Magne ou il rejoint les professionnels Stadistes Manuel MANZANO et Christian LEDUC. Ses principaux résultats sont : 2em au grand prix de France contre la montre à LAVAL, vainqueur du critérium du Sud-Ouest contre la montre à ST AULAYE, par ailleurs, il commence à se frotter aux pros et se classe 5em au Mont Faron (1er Amateur) En 1966, il se marie avec Josiane Callede, une jeune fille qui lui avait remis le bouquet du vainqueur lors d’une de ses précédentes victoires dans le grand prix de St Pierre du Mont. Le mariage à lieu à la chapelle de Notre Dame des cyclistes à Labastide d’Armagnac, cérémonie bénie par l’abbé Massie. Principaux résultats de cette saison 1966 : Vainqueur du Tour de Bidassoa (en quatre étapes), vainqueur d’une étape du tour du Gard, 3em au Mont Faron derrière Poulidor et Pingeon (1er Amateur), 5em du Grand Prix des Nations, contre la montre, à Paris. En 1967, il remporte, entre autres succès, le tour du Roussillon et le grand Prix des Nations contre la montre à Paris. Il se classe également 6em au Midi Libre, 1er indépendants. Par ses résultats, appuyé par Pierre Cescutti, il demande à Antonin Magne de passer professionnel en 1968. Hélas, M. MAGNE luis demande d’attendre une saison de plus. Sur ce, la firme espagnole FAGOR contacte Luis et lui propose immédiatement un contrat de Pro, ce qu’il accepte. Ocana portera, pendant deux saisons, les couleurs Fagor en obtenant comme principaux résultats : le titre de Champion d’Espagne (1968), une victoire à la semaine Catalane et au midi Libre (1969), 2em du Tour d’Espagne derrière Pingeon. Première participation au Tour de France et première malchance avec une chute au ballon d’Alsace suivie d’abandon. C’est en 1970 que Luis Ocana entre dans l’équipe BIC dirigée par Maurice de Muer ou il va connaître la période glorieuse de sa carrière. Principaux résultats en 1970 : Vainqueur de La Vuelta et du critérium du Dauphiné (six provinces), 2em de Paris-Nice derrière MERCKX, vainqueur de l’étape Toulouse-St Gaudens au Tour de France ou il se classe 2em de la dernière étape Versailles-Paris contre la montre, derrière MERCKX. Cette même année, il fait construire (par l’entreprise Cescutti) une belle villa à Bretagne de Maran ou il vivra avec son épouse et ses deux jeunes enfants Jean Louis et Sylvie jusqu'à la fin de sa carrière sportive. 1971 est l’année de son extraordinaire numéro solitaire dans l’étape Grenoble-Orcières Merlette du Tour de France ou il relègue Zoetemelk à 8’43 et MARCKX à 9’46 ! Une estocade qu’il s’apprêtait à renouveler au col du Portillon (en passant à Vila lieu de son enfance) lorsqu’une chute provoquée par le mauvais temps dans la descente du Col de Menté l’obligeait à abandonner ce Tour dont il était le vainqueur moral. A noter la déception des Montois qui, en plein dans les Fêtes de la Madeleine, attendaient leur maillot jaune au départ de l’étape Mont de Marsan-Bordeaux (deux jours après sa chute) ! En cette fin de saison 1971, Luis se vengeait partiellement en remportant la totalité des épreuves contre la montre, dont le grand Prix des Nations et le Trophée Barrachi (avec Mortensen) En 1972, après sa victoire au Circuit du Dauphiné et son 2em titres de Champion d’Espagne, Luis Ocana part comme l’un des grands favoris du Tour de France. Hélas, suite à une crevaison dans la descente du Soulor (1er étape de montagne Bayonne-Pau) il est victime d’une chute qui provoquera cinq jours plus tard son abandon à Aix les Bains. 1973 est son année glorieuse. Enfin épargné par la malchance, LUIS OCANA REMPORTE LE TOUR DE FRANCE avec 6 victoires d’étapes (trois en montagne et les trois contre la montre. Cette même année il remporte également, entre autres, le Dauphiné Libéré, le Tour du Pays basque, la Semaine Catalane devant MERCKX et il se classe 3em du Championnat du Monde à Barcelone, derrière Gimondi et Maertens mais devant MERCKX. En 1974 il ne peut participer au Tour de France suite à une chute (encore !) au tour de l’Aude. Il se classe 4 em à la Vuelta et au dauphiné. En 1975, Ocana quitte l’équipe BIC pour SUPER SER et c’est le commencement du déclin sportif avec pour meilleurs résultats une place de 4em au Tour d’Espagne. 1976, il se classe 2em du Tour d’Espagne (1er Pessarodonna) et 3em de Paris-Nice. 14em du Tour de France remporté par VAN IMPE. En 1977, à 32 ans, il met un terme à sa carrière sportive dans l’équipe Frisol avec une place de 25ém au Tour de France remporté par Thevenet. A la fin de sa carrière cycliste, il vend sa villa de Bretagne de Marsan pour cultiver une importante propriété viticole à Caupenne d’Armagnac prés de Nogaro Gers. Dans la vaste maison dont il aménage l’intérieur de ses propres mains, réalisant également quelques magnifiques tableaux, dont celui de son père, il se donnait à fond (comme en vélo) dans son travail de viticulteur et producteur d’armagnac. Hélas, comme pour sa carrière cycliste, il était trop souvent contrarié par la malchance avec de nombreuses récoltes réduites à néant par les gelées et la grêle ! Il parvenait néanmoins a concilier son travail avec diverses prestations de consultant pour la radio et la télévision espagnole sur la Vuelta et le Tour de France C’est au cours du Tour de France 1993 que Luis Ocana était victime d’un accident de voiture (encore la malchance) suite auquel il perd la vue d’un œil et subit une transfusion sanguine puis est victime d’hépatite C qui lui détériorent progressivement la santé. En homme n’ayant accepté la déchéance et la médiocrité Luis donnait fin à ses jours le 19 mai 1994, à l’age de 49ans.

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